Hamet Sarr

Régulation de la pollution diffuse : Expériences ‘de terrain’ sur les instruments de type taxe ambiante
IDENTIFICATION

Date de démarrage

01/10/2009/ 3 ans et 8 mois

Directeur/superviseur

Anne Rozan

Financement

Contrat doctoral de l’université de Strasbourg

Date de soutenance

23/10/2013

Membres du jury

Mme Millock Katrin (Chargée de recherches CNRS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

M. MASCLET David (Directeur de recherches CNRS, Université de Rennes 1)

M. WILLINGER Marc (Professeur, Université de Montpellier 1)

M. COCHARD François (Maître de conférences, Université de Franche-Comté)

Mme ROZAN Anne (Professeure, Université de Strasbourg - ENGEES)

RESUME

Nous avons testé en laboratoire l’efficacité de deux variantes de taxe ambiante (Taxe Pigouvienne Moyenne et Taxe Ambiante Plafonnée) qui présentent l’avantage de réduire les charges en cas de taxation mais dont l’efficacité nécessite que les pollueurs coordonnent leurs efforts. Pour permettre cette coordination, trois formes de communication (communication gratuite ou « cheap talk », communication coûteuse endogène et exogène) ont été testées. Les résultats montrent que le sucker’s payoff et la taille des groupes sont déterminants dans le potentiel du cheap talk à induire de la coopération. Lorsque la communication est coûteuse et exogène, l’impact positif de la communication est limité dans le temps. Cependant lorsque la décision de communiquer moyennant un coût revient aux joueurs, ceux-ci choisissent de ne pas communiquer. Nous avons aussi montré que le cheap talk facilite la coordination vers l’équilibre Pareto-dominant et rend ainsi la Taxe Ambiante Plafonnée efficace.

Mots-clés:
pollution diffuse, taxe ambiante, acceptabilité sociale, dilemme social, coordination..

The purpose of this thesis was to test in laboratory the efficiency of two variants of the ambient tax (Average Pigovian Tax and Capped Ambient Tax) that present the advantage of reducing the financial burden imposed through taxation but whose efficiency requires that polluters coordinate their efforts. To enable this coordination, three types of communication (“cheap talk” or costless communication, exogenous costly communication and endogenous costly communication) are tested.The results show that the sucker’s payoff and the size of the groups are crucial in the potential of cheap talk to induce cooperation. When the communication is costly and exogenous, cooperation is limited in time. However when the decision to communicate for a price is up to the players, they decide not to communicate. We’ve also shown that cheap talk facilitates coordination towards the Pareto-dominant equilibrium and makes the Capped Ambient Tax efficient.

key words:

Mots-clés thèse en anglais
non-point source pollution, ambient tax, social acceptability, social dilemma, coordination, communication..