Cécile Tindon

S’engager pour l’eau potable : de l’indignation à la régulation civique
IDENTIFICATION

Date de démarrage

novembre 2013

Directeur/superviseur

Rémi Barbier (GESTE), Christelle GRAMAGLIA (G-EAU)

Date de soutenance

10 juillet 2018

Membres du jury

- Rémi Barbier, directeur de thèse, UMR GESTE (ENGEES/Irstea), Strasbourg

- Christelle Gramaglia, co-encadrante, UMR G-EAU, Montpellier

- Jean-Gabriel Contamin, examinateur, CERAPS, Lille

- Olivier Coutard, rapporteur, CNRS, LATTS, Paris

- Jean-Michel Fourniau, rapporteur, DEST-IFSTTAR, Paris

RESUME

Cette thèse traite de la formation progressive, à partir des années 1990, d’un tissu associatif dédié à l’eau potable et de la manière dont cette « nébuleuse bleue » contribue à la régulation du secteur. Elle analyse comment des usagers, ayant expérimenté un problème vis à vis du secteur de l’eau, se rassemblent en publics au sens de Dewey (1927) pour mener une enquête sociale à son propos. Ces individus s’indignent, s’engagent et acquièrent des connaissances et des compétences relatives à la gestion du service. Ils exercent, dans des registres à la fois critiques et contributifs, une régulation qui leur est propre et que nous qualifions de civique. Cette régulation civique est constituée de trois composantes complémentaires : la politisation de l’eau qui permet de maintenir une attention publique sur le sujet, l’exercice d’une vigilance sur les responsables du secteur, et la participation dans et hors des arènes prévues à cet effet. Cette régulation civique, qui s’exerce souvent en conflit avec les élus et les opérateurs, va agir sur le secteur de l’eau comme un contre-pouvoir démocratique au sens de Rosanvallon (2006).

Mots-clés:
sociologie de l'engagement, mobilisations sociales, sociologie des problèmes publics, gestion de l'eau potable, participation politique, démocratie participative, contre pouvoirs, régulation, usagers.